Typographic Signs – une série de petites annonces, Cooper & Beatty, Carl Dair, 1954

Typographic Signs est une série en six volets de petites annonces conçues par Carl Dair pour Cooper & Beatty afin d’illustrer les signes typographiques fondamentaux. Du point d’exclamation à la dague, en passant par la main indicatrice (ou manicule), Dair adopte un ton qui conjugue clarté technique et vivacité d’esprit. Cette approche pédagogique deviendra l’une des marques distinctives de son travail.
La première des six annonces par Carl Dair. Poing : un terme utilisé par les premiers imprimeurs, aujourd'hui plus couramment appelé « main pointante ». Il est également désigné sous le nom de « manicule », du latin pour « petite main », bien que cela puisse sembler un peu formel.
La deuxième des six annonces par Carl Dair. La dague (†) est le deuxième signe utilisé dans les notes de bas de page traditionnelles. La double dague (‡) est généralement identique dans sa forme, mais elle comporte deux traverses. Dans les notes traditionnelles, elle suivait la dague. Par convention, lorsqu’une personne venait de décéder, la dague était placée devant son nom.
La troisième des six annonces par Carl Dair. Le point d’exclamation (!), est un signe polyvalent utilisé pour exprimer la joie, la surprise ou l’éclat de la voix. Il intervient également en mathématiques et dans certaines langues africaines. Dans la typographie de la presse britannique, le point d’exclamation est souvent surnommé « screamer! ». En espagnol, une version inversée (¡) est placée au début de la phrase.
La cinquième des six annonces par Carl Dair. L’esperluette (&) est une abréviation du mot « et » en français et en latin. Traditionnellement, son usage était réservé aux raisons sociales enregistrées, comme Cooper & Beatty. Mais rares sont les typographes qui ont su résister à la tentation de l’utiliser comme moyen d’économie d’espace ou comme élément décoratif destiné à animer une page.
La sixième des six annonces par Carl Dair. Le point d'interrogation, jadis appelé « point interrogant », est un signe indiquant que l’énoncé est une question. Il peut aussi terminer une phrase interrogative ou non verbale. En espagnol, le point d'interrogation a également une version inversée qui précède la phrase.
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Notes

Cette série de petites annonces, Typographic Signs, conçue par Carl Dair en 1954, illustre sa capacité à allier clarté, humour et pédagogie dans la communication typographique. Destinées à initier les imprimeurs, les designers et le grand public curieux aux signes typographiques de base, ces annonces s’inscrivaient dans l’effort plus large de Cooper & Beatty visant à éduquer sa clientèle tout en valorisant son expertise.

À l’époque, la composition typographique demeurait un métier spécialisé, régi par un long apprentissage de cinq à sept ans et par des règles souvent ésotériques. Dair, qui avait déjà rédigé quatre livrets pédagogiques pour E. B. Eddy Paper et en produirait plus tard six autres pour Westvaco, se prêtait particulièrement bien à l’exercice. Son approche, empreinte de subtilité, consistait à présenter chaque annonce comme un outil pédagogique, tout en orientant, conformément à la logique publicitaire, l’attention vers les services typographiques de C&B. 

La série comprend six signes : le poing (aujourd’hui appelé main indicatrice), la dague, le point d’exclamation, la virgule (manquante), l’esperluette et le point d’interrogation. L’annonce consacrée à l’esperluette illustre particulièrement bien la capacité de Dair à intégrer des anecdotes historiques dans un message promotionnel, suggérant que C&B offrait non seulement un service de composition, mais un véritable savoir-faire et un service de design de qualité.

Les Archives de la typographie canadienne ne possèdent pas le numéro quatre : The Comma (La virgule). Nous serions reconnaissants d’en obtenir un exemplaire ou une numérisation en haute résolution. — Rod McDonald

Texte [Traduction française]

Signes typographiques
Numéro un : Le poing
L’index pointé apparaît depuis des siècles comme indicateur typographique de direction ;
Par exemple, si nous voulions attirer votre attention sur la typographie de qualité, nous pourrions le faire ainsi :

Cooper & Beatty
Limited
Maîtres typographes
196, rue Adelaide Ouest
Toronto • EM. 4–7121

Signes typographiques
Numéro deux : La dague
Elle sert à indiquer une note de bas de page, par exemple : † Les annonceurs qui comprennent pleinement que le message typographique constitue l’objectif essentiel de leur publicité font confiance à

Cooper & Beatty
Limited
Maîtres typographes
196, rue Adelaide Ouest
Toronto • EM. 4–7121

Signes typographiques
Numéro trois : Le point d’exclamation
¡ En espagnol, on place le point d’exclamation (inversé) au début de la phrase pour prévenir de ce qui s’en vient ! Ici, vous n’avez aucun avertissement, comme dans cette phrase souvent entendue :

Ah ! Composition typographique par
Cooper & Beatty !!
Limited
Maîtres typographes
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Signes typographiques Numéro quatre : La virgule (manquante). Si vous possédez cette annonce, nous vous serions reconnaissants de nous en fournir un exemplaire ou une numérisation en haute résolution.

Signes typographiques
Numéro cinq : L’esperluette
L’esperluette, bien entendu, est le nom donné au signe typographique qui signifie « et »… Elle dérive du latin et, et ces deux lettres demeurent encore visibles dans certaines formes modernes, ainsi que dans l’ancienne esperluette décorative française représentée ici. Cela nous rappelle que nous vendons bien plus que de la composition… Nous vendons de la composition et… — l’esperluette représentant ici la qualité, le savoir-faire et les services spécialisés.

Cooper & Beatty
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Maîtres typographes
196, rue Adelaide Ouest
Toronto • EM. 4–7121

Signes typographiques
Numéro six : Le point d’interrogation
Le point d’interrogation se dresse comme le symbole de la quête de connaissance de l’homme… la question posée, la réponse recherchée. Il s’emploie à la fin d’une question, comme dans : « Quand je veux une typographie de qualité, où puis-je… ? » Mais ce n’est pas vraiment une question ; tout le monde connaît la réponse… Au Canada, c’est

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Artéfact

Données sur l'article

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Date

1954

Titre

Typographic Signs

Description

Publicité

Publicité imprimée une couleur en petit format vertical

2 × 10,75 pouces

Éditeur

Crédits

Agence:
Studio:
Directeur_creatif:
Directeur_artistique: W. E. (Jack) Trevett
Design: Carl Dair
Typographie:
Lettrage_a_la_main:
Calligraphie:
Illustration:
Art:
Auteur:
l_ecriture:
Impression:
Biographie:
Other:

Principales polices de caractères

Texte: Numéro un : Bulmer Italic, Numéro deux: : Linotype Janson, Numéro trois : Bulmer Italic, Numéro quatre: (manquant), Numéro cinq : esperluette dessinée à la main par Carl Dair, Monotype Garamond Italic, Bodoni, Numéro six : Linotype Janson
Commun: News Gothic Condensed, 20th Century (Futura), Monotype Grotesque

Région

Ontario

Langue

Anglais

Détenteur

Statut du droit d'auteur

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