Specimen of Printing Types and Ornaments — livre, Lovell & Gibson, 1847

L’ornement figurant sur la couverture est une représentation stylisée d’une presse typographique du XIXe siècle, un reflet des technologies d’impression de l’époque. Ces marques servaient d’identifiants génériques pour les imprimeries, apparaissant souvent sur les pages de titre ou dans les colophons.
Ce grand dépliant, inséré dans le livre, illustre la manière dont les premiers imprimeurs créaient des illustrations à partir d’ornements typographiques, également appelés polices Pi ou « dingbats » (aux États-Unis). Au XIXe siècle, les fondeurs de caractères produisaient une large gamme d’éléments ornementaux, ainsi que des clichés illustratifs, que les imprimeurs utilisaient comme images génériques.
Une page horizontale présentant des caractères d’affichage. Une « ligne » constituait une unité de mesure équivalant à environ 12 points, soit un pica, et servait couramment pour les caractères d’affiche. Le terme « Antique » désignait autrefois ce que nous appelons aujourd’hui « slab serif », tandis que « Gothic » faisait référence aux caractères « sans serif ».
Italique « Fat Face » condensée de huit lignes. Les premiers « Fat Faces » furent les premiers véritables caractères d’affiches créés au moyen d’une technique qui consistait à épaissir les hampes verticales de certains caractères dits Modernes du XIXe siècle. Ils connurent rapidement un grand succès, en particulier auprès des premiers annonceurs.
Au XIXe siècle, on attendait des fonderies qu’elles proposent un large éventail de caractères décoratifs et d’ornements. Les polices gothiques étaient alors fréquemment désignées sous le terme générique de « German », même lorsqu’elles étaient, comme ici, d’origine anglaise. Lovell & Gibson, pour leur part, ne semblaient éprouver aucune hésitation à baptiser une police « English German ».
Left arrow
right arrow

Notes

Il s’agit d’une réimpression de l’un des très rares spécimens typographiques canadiens anciens, publiée en 1975 par la Société bibliographique du Canada. L’exemplaire ayant servi de source provenait du libraire antiquaire torontois Hugh Anson-Cartwright, et l’introduction fut rédigée par Douglas Lochhead, premier bibliothécaire du Massey College et proche ami de Carl Dair. L’impression fut assurée par les Presses de l’Université de Toronto. La maison montréalaise Lovell & Gibson, fondée en 1835, réunissait John Lovell et son beau-frère John Gibson. Elle maintint pendant un temps un bureau à Toronto. Les livres de spécimens typographiques étaient alors rares, peu d’imprimeurs possédant une collection de caractères assez vaste pour justifier la production d’autre chose qu’une simple affiche. L’ouvrage original, imprimé en rouge et en noir avec quelques rehauts d’or, devait produire une impression marquante auprès des imprimeurs du Haut et du Bas-Canada. Inspiré des recueils publiés par les fondeurs anglais du XIXᵉ siècle, en particulier Vincent Figgins et Robert Thorne, ce spécimen n’atteignait toutefois pas les standards de ses modèles britanniques. Les caractères eux-mêmes étaient fabriqués en Angleterre, et il est probable qu’un spécimen ait accompagné la commande. Les caractères aujourd’hui classés dans la catégorie des « Modernes » (ou « Modernes industriels ») étaient omniprésents durant la seconde moitié du XIXᵉ siècle, la majorité des livres publiés dans le monde occidental à cette époque étaient composés en caractères Modernes. Les fonderies proposaient une vaste gamme de variantes, généralement désignées par un numéro plutôt que par un nom. Parmi les polices qui ont survécu presque intactes jusqu’au XXIe siècle, on compte le Modern n° 20, créé par la fonderie anglaise Stephenson Blake, celle-là même qui a servi pour la réimpression. Dans son introduction à la réimpression de 1975, Douglas Lochhead, bibliothécaire du Massey College, écrivait : « La Société bibliographique du Canada espère que cette nouvelle parution de sa série Facsimile suscitera un regain d’intérêt non seulement pour Lovell & Gibson, mais aussi pour d’autres imprimeurs-éditeurs canadiens, en particulier ceux du XIXᵉ siècle. » À cela, nous aimerions ajouter : nous espérons qu’un jour, la recherche sur les débuts de la fonderie de caractères au Canada connaîtra, elle aussi, un renouveau comparable. – Rod McDonald

Autres objets dans cette collection

Title: Curabitur blandit tempus porttitor

Media format description

Nous publierons régulièrement d’autres contenus similaires. Si vous détenez des œuvres, des documents ou des témoignages que vous souhaiteriez partager avec le CTA, nous vous invitons à nous contacter. Toute contribution, même partielle, est précieuse pour enrichir notre documentation.

Artéfact

Données sur l'article

arrow icon

Date

1847

Titre

Specimen of Printing Types and Ornaments
in use at the Printing Office of Lovell & Gibson, St. Nicholas Street, Montreal

Description

Livre

Spécimens typographiques, Relié, 106 pages

8.25 × 9.25 pouces ; dépliant : 9 × 14.75 pouces

Publication

Client

Crédits

Agence:
Studio:
Directeur_creatif:
Directeur_artistique:
Design:
Typographie: Lovell & Gibson
Lettrage_a_la_main:
Calligraphie:
Illustration:
Art:
Auteur:
l_ecriture:
Impression:
Biographie:
Other:

Édition originale : 1847, Réimpression : The Bibliographical Society of Canada, La Sociéte bibliographique du Canada, Toronto, 1975. Facsimile Series, no. 9. Imprimé par The University of Toronto Press (UTP)

Principales polices de caractères

Texte: Baskerville (introduction à la réimpression), diverses
Le_dos: Modern No. 8

Région

Québec

Langue

Anglais

Détenteur

Statut du droit d'auteur

arrow icon

Nous publierons régulièrement d’autres contenus similaires. Si vous détenez des œuvres, des documents ou des témoignages que vous souhaiteriez partager avec le CTA, nous vous invitons à nous contacter. Toute contribution, même partielle, est précieuse pour enrichir notre documentation.